Numéro 12 – Élire domicile (à venir)

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Numéro 11 – Anonymat

Force est de constater que le silence, le secret, la réserve, nous sont devenus insupportables. Il faut pouvoir montrer ses papiers en toutes circonstances, pouvoir répondre de soi, avoir des goûts, des partis pris qui nous construisent en individualité irréductiblement exceptionnelle. L’identité structure nos perceptions et habite nos relations ; une identité qui, aujourd’hui, se conjugue bien souvent avec visibilité et mise en scène de soi.

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Numéro 10 – Correspondances

Des correspondances, ce sont à la fois des échanges, des passages secrets, les liens invisibles entre les choses – au sens baudelairien du terme. Et correspondance s’accorde généralement avec distance : on écrit à ceux qui sont restés au bercail, ceux qui sont loin ; la lettre est une absence qui veut faire oublier son nom.

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Numéro 9 – Incipit(s)

Il existe un fantasme récurrent en littérature, celui d’un roman qui ne serait qu’une suite d’incipit. Faire naître à répétition, ne faire que cela. On croise aussi des fins ouvertes, des vers arrêtés nets comme autant de manières de se dérober à l’impératif de terminer un texte. Ce refus de clore oppose le mouvement à la fossilisation de ce qui s’est arrêté. Sans doute l’écriture laisse-t-elle un souffle en suspens, pour que la fin n’en soit pas une, qu’il y ait encore quelque chose à dire, à écrire.

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Numéro 8 – Carte Blanche

En ces temps de vaches maigres et de serrage de ceinture, Cousins de personne ne regarde pas à la dépense et offre à ses lecteurs un numéro 8 tout en générosité. Pleins pouvoirs (enfin presque…) ont été accordés aux neuf auteurs qui composent le numéro de décembre. En résulte un amalgame de textes inédits, de saison – ou pas –, de véritables cartes blanches, qui combinent à merveille toutes les couleurs du spectre et diffuse une douce lumière au cœur de l’hiver naissant.

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Numéro 7 – La résistance

Qui dit résistance pense bien souvent action ou engagement politique. Sans négliger cette acception du mot, Cousins de personne a souhaité dévier légèrement de cette trajectoire obligée et revenir à son sens premier : la résistance comme phénomène physique d’opposition à une action ou à une force, comme opposition au passage du courant.

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Numéro 6 – Post

Post-partum, postface, postdater, posteriori, post-it,… vous l’aurez compris la thématique de ce numéro revêt le post comme d’autres le maillot des Bleus. Cousins de personne a proposé à des auteurs d’être à l’avant-poste de littératures qui n’ont de cesse de s’écrire, sur une ligne du temps plus circulaire que linéaire, qui invitent à entrer dans la danse plus qu’elles ne dressent les pourtours de plages privées.

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Numéro 5 – Contes, mythes et légendes

A l’ère où le scepticisme nous tartine les ouïes et oppresse notre souffle ; à l’ère du peu d’espoir et du peu de désespoir, à l’ère actuelle donc, si l’on aime encore tant à se faire conter des histoires, c’est peut-être que seules ces frêles sornettes-là, dans l’épaisseur du discours ambiant, possèdent encore une emprise sur ce que le réel a de sensible. De même, si l’on se plaît tant à les conter, c’est certainement pour mieux comprendre le Monde.

Ferron a dit que le conte est « quelque chose de plus vrai que la réalité. [Qu’il fait] partie du mode de l’aveu ». En effet, dans le dire du conte, le monde et nous nous avouons réciproquement. Autrement dit, nous nous éprouvons, nous nous apprivoisons, nous nous reconnaissons enfin. Loin du songe creux ou de la plate menterie, le conte révèle le squelette, les ressorts, les aspérités, les charmes et les vices du corps social. Il éclaire et réjouit ce que nous avons d’humanité.

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Numéro 4 – Littérature et cinéma

Septembre est désormais un monstre aux mille mots : des pages et des pages noircies, des auteurs anxieux, des éditeurs envieux, des critiques (parfois) consensuels, des libraires débordés et des lecteurs perdus devant les centaines de titres de la rentrée. Comme il en est souvent de l’actualité, parfois, trop, c’est trop. Qui bombardera le premier ? Les lendemains sont perpétuellement les amnésies de la veille.

Prendre le contre-pied de pareil mouvement de foule, souvent commercial et guindé, c’est peut-être de proposer moins mais mieux. C’est limiter, circonscrire, aimer et guider. Loin derrière les tapis rouges de Cannes ou d’Hollywood, encore loin avant les rendez-vous des Goncourt et consorts, Cousins de personne propose un rendez-vous allégé – tel un déjeuner santé – et souhaite en ses lignes souligner les irréductibles liens entre littérature et cinéma. Les mots des uns nourrissent les images des autres, et parfois l’inverse…

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Numéro 3 – Se manifester

Avec ce numéro de juin doucement teinté des couleurs de l’insoumission, Cousins de personne vous invitent à souffler une bougie.

Il y a un an et des poussières, de l’autre côté de la grande flaque, le gouvernement du Québec adoptait dans l’urgence une loi très spéciale. Il y a un an, les petits carrés de feutrine rouges défilaient vaille que vaille dans les rues de là-bas, soir après soir, pour exprimer une volonté de changer les choses qui résonna jusqu’aux tribunes internationales.

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Numéro 2 – Poésie en Amérique

Nous souhaitons vous convier en ce début d’année à revoir tous les rapports faciles que nos paresses imposent trop souvent, à ouvrir les yeux pour reconnaître les autres dans toute leur splendide diversité. Nous avons des cousins de partout, des cousins de nulle part… des millions de cousins de personne ! En avançant dans ce projet, nous pouvons très sensiblement nous rendre compte que le paradigme qui nous intéresse s’applique aussi bien à d’autres peuples, d’autres cousins de personne, d’autres frères de sang d’encre, de Saint-Boniface du Manitoba à Bâton-Rouge, de Bruxelles à Buenos Aires, de Quimper à Clermont-Ferrand… de Shanghai à Moscou !

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Numéro 1 – Les origines

Ne nous méprenons pas, il ne s’agit pas, en tant qu’auteurs ou littérateurs québécois, de chérir comme ultime rêve d’être reconnu par ce grand vaisseau mère que serait la France.

Il ne s’agit pas non plus de devenir sectaires, ou de se fermer aux autres francophonies.

Ni d’infliger à la France littéraire le traitement dont, à tort ou à raison, les Québécois se plaignent. Encore moins de prétendre parler de la francophonie dans son entièreté, comme d’un bloc homogène. La littérature québécoise présente une spécificité par rapport aux autres littératures d’expression française : cette chose à explorer que l’on pourrait appeler l’américanité. Mais elle n’en est pas pour autant uniforme ou monolithique. Plutôt diverse, et vaste. C’est ce que nous nous sommes attachés à faire dans ce numéro inaugural : montrer cette vastitude, cette diversité.

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